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Pas de cachaça pour Mobos

«Les partis de la liberté vivent de l’impuissance de leurs partisans», cette citation de Wilhelm Reich court en filigrane dans Pas de Cachaça pour Mobos. Le personnage principal est le témoin d’une traversée pendant laquelle les têtes de mort croisent de jolies femmes et un mystérieux Misericordia flirte avec la magie. Sous le regard silencieux de Karel Mobos, avec en arrière-fond l’Armada de Rouen ou le candomblé de Bahia, s’échangent sens et secrets, paresse et ordre économique mondial, fantasmes et pouvoir.
La sueur, dernier vestige de notre animalité, concentre en son jus nos plus intimes mouvements. Ainsi, la vie s’écoule doucement, s’étiolant en perles impudiques.
C’est au travers d’un univers mythologique et onirique que Karel Mobos se confronte au romantisme intérieur, à cette idée obsédante à travers les successions de civilisations : “Véritas !” Le seul véritable antidote à l’angoisse qu’engendre chez l’homme la connaissance de sa mort inéluctable, c’est la joie érotique.